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CARNET DE ROUTE
NUMERO 22 - Le Venezuela, c'est sympa !! |
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AAprès
deux semaines intenses au Mexique qui nous ont ouvert les
portes de l’Amérique Latine, nous débarquons
à Caracas pour découvrir le Venezuela en compagnie
d’une bande d’amis qui doivent nous rejoindre.
Nous retrouvons Sophie dès notre arrivée a l’aéroport
et partons tous les 3 sur la cote découvrir les plages
du Parc National Henri Pittier.
Après presque trois heures de bus en musique où
tout le monde chante des airs populaires de Salsa Merengue,
nous arrivons tout guillerets dans un village de pêcheur
devenu centre touristique sans perdre son charme, Puerto Colombia.
A peine débarqués et une fois la Posada («
auberge ») choisie, nous filons sur la plage de Playa
Grande a une kilomètre de marche du centre. Mais la
nous sommes assez surpris d’arriver sur une plage certes
magnifique, mais bondée de tentes installées
dans tous les sens. Un local nous explique alors que ce sont
les vacances de Pâques et que la jeunesse Carioca se
retrouve chaque année pour festoyer et camper ici.
C’est surprenant mais pas déplaisant, car la
plage est dans une atmosphère de fête insouciante
et joyeuse qui nous convient rapidement, vous vous en doutez.
Le soir nous assistons à une scène incompréhensible
pour nous étrangers, un jeune apparemment inoffensif
se fait molester par des policiers en moto et emmène
à l’écart d’une foule qui hue sans
complaisance les policiers présents. Nous ne saurons
ni ce qu’il a fait pour mériter pareille punition
ni ce qu’il deviendra, mais le décor est planté,
le Venezuela est un état policier.
Après quelques jours sur cette côte escarpée,
nous reprenons un bus tout aussi chantant pour rejoindre la
ville de Maracay où nous attend Stéphane arrive
de Paris. Nous reprenons tous les quatre un nouveau bus qui
nous emmène dans la vallée de la Sierra Nevada
de Mérida, près de la frontière colombienne.
Après une nuit de bus, que nous avalons de plus en
plus facilement Sylvain et moi, nous découvrons les
terres rouges et les canyons abrupts des alentours de Mérida.
Nous sommes rejoints ici par Edouard et Anne Laure, tout droit
débarqués de San Francisco et ravis de se retrouver
perdus dans ces montagnes, loin de la folle animation de la
Silicon Valley.
Mérida est une très jolie ville coloniale qui
est devenue un point de départ touristique pour de
nombreuses randonnées dans les montagnes alentour,
dont la plus célèbre qui vous mène au
sommet du Pico Bolivar, toit du Venezuela culminant a plus
de 5007 mètres. Nous n’aurons pas le temps de
monter ce sommet, mais nous ne serons jamais en manque d’activités.
Dès le premier jour, nous partons faire une excursion
ou nous sautons en parapente de 1.000 mètres d’altitude
pour atterrir après quasiment 45 minutes a se prendre
pour un oiseau, en bas dans la vallée. Les sensations
de ce sport restent uniques, du frisson de l’ envol
au sentiment de plénitude lors du vol silencieux a
pister les trajectoires des aigles. Nous vous rassurons, nous
étions tous en tandem, et la compagnie d’un guide
amoureux de la région autant que de son sport achève
de vous convaincre que vous vivez un moment inoubliable.
Le lendemain, nous partons faire du canyoning dans une des
nombreuses rivières de la région, l’eau
y est encore froide donc nous sommes équipés
de combinaisons complètes mais la aussi les sensations
seront exceptionnelles. Le canyoning consiste à descendre
en marchant le lit d’une rivière, décrit
comme cela, ça paraît facile. Mais ce qui pimente
un peu la chose est que la rivière possède de
nombreuses chutes, trois cascades de plus de 10 mètres
de haut et tout un tas de petits obstacles qui rendent le
parcours plus « fun ». En fait c’est un
véritable sport de kamikaze, il vous faut descendre
en rappel les fameuses cascades dont la plus haute mesure
30 mètres, il faut souvent glisser et parfois sauter
pour passer les nombreux obstacles. Et lorsque le guide vous
montre la zone d’un demi-mètre carré que
vous devez viser a votre atterrissage, vous êtes bien
concentre... À la fin du périple, nous arrivons
trempés, fatigués, mais heureux au pied la vallée,
une belle aventure !
Ces quelques jours de montagne passés, nous reprenons
la route vers Caracas afin de rejoindre par avion l’archipel
de Los Roques au beau milieu de la mer des Caraïbes.
Le vol dans le petit coucou qui nous transporte tous les 6
au-dessus de la mer est lui aussi un grand moment, car nous
sommes assis juste derrière le pilote que nous observons
manoeuvrer avec la curiosité d’un enfant devant
un fabricant de jouet.
L’archipel de Los Roques est un véritable paradis,
constitue de 40 îles assez grosses pour mériter
un nom et d une kyrielle de 250 îlots en attente d’être
nommés... Le climat est typique de celui des Caraïbes,
il fait 28°C et l’eau, transparente, est a 24. Nous
passons ici quelques jours hors du temps, à profiter
de plages somptueuses en compagnie de petits lézards
noirs qui se dorent au soleil comme nous. Le sable des plages
est immaculé, nous n’avions jamais vu un endroit
aussi paradisiaque !
Malheureusement, il est désormais temps de rentrer
et après un dernier vol en coucou au-dessus de la mer
ou je gagne le droit a pierre feuille ciseaux de m’asseoir
a cote du pilote, nous nous séparons a Caracas. Tous
nos amis reprennent différents avions et nous partons
en bus vers la frontière Brésilienne.
À bientôt ! Mathieu
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