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Nous rentrons en
Bulgarie en prenant la route qui mène de Belgrade à
Sofia. A la frontière, le passage en douane est plutôt
rapide, nous sommes surpris par le fait que toutes les voitures
qui nous entourent sont celles de turcs immatriculés
en Allemagne revenant au pays pour les vacances. Notre cocotte
et son option coloriage fait rire les enfants… Après
trois ou quatre bureaux de douane où nos passeports
sont scrutés, nous arrivons au cinquième où
une nouvelle taxe nous ai exigée. Problème,
nous n’avons plus d’euros en liquide et encore
moins de Leva Bulgares. Le douanier, après avoir fait
les gros yeux, se montre compréhensif et épargne
cocotte de ce maudit « impôt ».
Sofia n’a de joli que son centre ville où parcs,
cathédrales et bâtiments administratifs anciens
donnent une couleur de gaieté à un ensemble
passablement gâché par des barres d’immeubles
systématiques et numérotées.
Guillaume, Forquette pour les intimes, nous récupère,
tout heureux d’avoir de la visite dans un pays où
le nombre de coopérants tient sur une seule main. La
soirée s’annonce festive, tout un tas de gens
doivent débarquer chez lui, des amis français,
des amis et amies bulgares parlant un français courant,
et bien sûr des bulgares ne parlant que Bulgare…
La communication est difficile mais amusante.
La soirée, dignement fêtée nous laissera
surtout le souvenir d’un réveil difficile…
C’est le week end, et nous partons pour Varna, la deuxième
ville du pays, station balnéaire à plus de 5
heures de routes. Nous compensons notre fatigue accumulée
et notre lassitude de la route par l’envie de découvrir
pour la première fois la Mer Noire.
Varna n’est pas vraiment une jolie ville, malgré
quelques beaux bâtiments notamment une cathédrale
assez imposante en plein centre. En revanche, les soirées
d’été sont très animées
et toute la ville se retrouve arpentant la ville ou à
la terrasse des cafés. Les locaux nous assurent que
cette ambiance de fête ne dure que deux mois par an.
Alors profitons-en !
Petite anecdote amusante à notre retour en taxi vers
l’hôtel. Le chauffeur est un bulgare énorme,
aux énormes mains calleuses et profitant de la présence
de 5 jeunes étrangers dans sa voiture, il nous demande
benoitement :
« Hey do you want a fuck fuck ?… I know girls…
»
Eclats de rire dans le taxi, nous le surnommons fuck fuck
jusqu'à la fin du trajet.
Le lendemain, journée à la plage, sur cette
fameuse Mer Noire. Rassurez-vous, elle n’est pas noire,
son nom vient du fait que dans la tradition locale le Noir
est une couleur porte bonheur.
Le Mardi, nous rencontrons à Varna un de nos pionniers,
l’interview se passe très bien, et nous passons
l’après midi à visiter une fabrique de
soude. Le soir, nous sommes invités dans un restaurant
traditionnel à Varna. Nous n’avons jamais mangé
autant dans un seul repas. Le dîner commence par une
rakia à la pêche, sorte d’eau de vie bien
chargée qui se déguste au moment de l’entrée.
Le plat en sauce principal est suivi d’un entremet de
viande séchée et de fromages, avant de finir
avec des fruits, des glaces et des gâteaux à
la pomme de terre, et aux haricots… Le tout arrosé
de bouteilles de cépages bulgares fort bons ; on vous
laisse deviner l’état de notre foie à
la fin de ce repas…
Départ difficile du restaurant, nous prenons malgré
tout la route vers la Turquie.
Mathieu
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