CARNET DE ROUTE NUMERO 7 Bulgarie

 

Nous rentrons en Bulgarie en prenant la route qui mène de Belgrade à Sofia. A la frontière, le passage en douane est plutôt rapide, nous sommes surpris par le fait que toutes les voitures qui nous entourent sont celles de turcs immatriculés en Allemagne revenant au pays pour les vacances. Notre cocotte et son option coloriage fait rire les enfants… Après trois ou quatre bureaux de douane où nos passeports sont scrutés, nous arrivons au cinquième où une nouvelle taxe nous ai exigée. Problème, nous n’avons plus d’euros en liquide et encore moins de Leva Bulgares. Le douanier, après avoir fait les gros yeux, se montre compréhensif et épargne cocotte de ce maudit « impôt ».
Sofia n’a de joli que son centre ville où parcs, cathédrales et bâtiments administratifs anciens donnent une couleur de gaieté à un ensemble passablement gâché par des barres d’immeubles systématiques et numérotées.

Guillaume, Forquette pour les intimes, nous récupère, tout heureux d’avoir de la visite dans un pays où le nombre de coopérants tient sur une seule main. La soirée s’annonce festive, tout un tas de gens doivent débarquer chez lui, des amis français, des amis et amies bulgares parlant un français courant, et bien sûr des bulgares ne parlant que Bulgare… La communication est difficile mais amusante.

La soirée, dignement fêtée nous laissera surtout le souvenir d’un réveil difficile… C’est le week end, et nous partons pour Varna, la deuxième ville du pays, station balnéaire à plus de 5 heures de routes. Nous compensons notre fatigue accumulée et notre lassitude de la route par l’envie de découvrir pour la première fois la Mer Noire.

Varna n’est pas vraiment une jolie ville, malgré quelques beaux bâtiments notamment une cathédrale assez imposante en plein centre. En revanche, les soirées d’été sont très animées et toute la ville se retrouve arpentant la ville ou à la terrasse des cafés. Les locaux nous assurent que cette ambiance de fête ne dure que deux mois par an. Alors profitons-en !

Petite anecdote amusante à notre retour en taxi vers l’hôtel. Le chauffeur est un bulgare énorme, aux énormes mains calleuses et profitant de la présence de 5 jeunes étrangers dans sa voiture, il nous demande benoitement :
« Hey do you want a fuck fuck ?… I know girls… »
Eclats de rire dans le taxi, nous le surnommons fuck fuck jusqu'à la fin du trajet.

Le lendemain, journée à la plage, sur cette fameuse Mer Noire. Rassurez-vous, elle n’est pas noire, son nom vient du fait que dans la tradition locale le Noir est une couleur porte bonheur.

Le Mardi, nous rencontrons à Varna un de nos pionniers, l’interview se passe très bien, et nous passons l’après midi à visiter une fabrique de soude. Le soir, nous sommes invités dans un restaurant traditionnel à Varna. Nous n’avons jamais mangé autant dans un seul repas. Le dîner commence par une rakia à la pêche, sorte d’eau de vie bien chargée qui se déguste au moment de l’entrée. Le plat en sauce principal est suivi d’un entremet de viande séchée et de fromages, avant de finir avec des fruits, des glaces et des gâteaux à la pomme de terre, et aux haricots… Le tout arrosé de bouteilles de cépages bulgares fort bons ; on vous laisse deviner l’état de notre foie à la fin de ce repas…

Départ difficile du restaurant, nous prenons malgré tout la route vers la Turquie.

Mathieu

 

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