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CARNET DE ROUTE
NUMERO 20 - Etats-Unis et Canada, nous voilà... |
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Arrivés
à Washington, nous sommes accueillis par un de mes
amis : Fabrice. Travaillant à la Banque Mondiale et
de nationalité camerounaise, Fabrice nous fait découvrir
l’espace d’une semaine le caractère international
de la capitale. En quelques jours nous avons rencontré
plus de nationalités différentes que depuis
notre départ… Notre tour du monde n’impressionne
vraiment personne dans les discussions puisqu’ils ont
tous en moyenne deux ou trois nationalités, parlent
tous 5 langues et ont vécu dans plus de trois ou quatre
pays. En tout cas l’ambiance de ces soirées nous
enchante et nous faisons connaissance avec des Éthiopiens,
des Erythréens ou des jolies habitantes des îles
vierges. La communauté africaine est très présente
à Washington et ces quelques jours nous donne un agréable
avant-goût de ce qui nous attend à la fin de
notre voyage.
Nos rencontres à Washington et en Virginie se révèlent
passionnantes. A Charlottesville, notre interviewons Bill
McDonough, un des pionniers de l’éco-architecture
et de l’éco-design et il nous conduit à
le suivre dans une conférence au MBA de Darden (dont
l’architecte des bâtiments fut Jefferson lui-même.)
Et nous constatons une nouvelle fois la simplicité
et la chaleur des Américains. À la fin de la
conférence, de manière informelle, nous discutons
avec la professeur d’entrepreunariat qui a invité
Mc Donough ; emballée par notre projet elle nous invite
à déjeuner et nous passons ensemble l’après-midi
à discuter et échanger sur les thèmes
de l’innovation environnementale et sociale. Nous nous
séparons en se donnant de grandes accolades comme si
nous étions resté trois mois dans l’école…
Je n’ai jamais donné d’accolade à
un prof en école auparavant. Questions de culture sans
doute…
Après cet agréable passage en Virginie, nous
nous dirigeons vers New York, où des amis de Sylvain
nous attendent de pied ferme pour nous faire découvrir
la folle vie de « Big Apple ». Fernanda, ma petite
amie, déjà venue en Inde rejoint aussi l’équipe
pour passer une semaine de vacances pendant que tout son pays
fête le célèbre Carnaval. New York est
telle qu’on l’imaginait, elle fait partie de ces
rares lieux qui ont tellement été filmé
qu’ils ne laissent jamais l’impression d’être
découvert pour la première fois. Chaque coin
de rue, chaque policier, chaque plaque d’égout
fumante est en soi un cliché de série télé.
L’ambiance et l’animation nocturne sont fidèles
à sa réputation, les lieux à la mode
semblent change sans arrêt, mais nous comprenons que
Soho reste le centre névralgique de la fête,
et de la communauté de jeunes expatriés français.
Preuve en est le nombre de bistrot français qui servent
de l’autre côté de l’Atlantique,
un cassoulet ou un pot-au-feu arrosé d’un bon
vin de médoc.
Notre épisode new-yorkais, bien qu’agréable,
est écourté pour des raisons budgétaires
évidentes… Une semaine à New York équivaudrait
à un mois en Inde…Nous décidons donc de
rejoindre au plus vite Montréal, où Pierre-Antoine,
un ami d’école de Sylvain nous attend.
La semaine que nous passons au Québec fut réellement
magique, malgré les températures rafraîchissantes
(jusqu’à –10°C). Nous montons visiter
la ville de Québec, très romantique, en logeant
sur l’île d’Orléans. Puis nous nous
rendons encore plus au Nord en suivant le Saint-Laurent jusqu’à
Tadoussac où ce dernier rencontre le Saguenay. Là,
l’auberge qui nous accueille est la parfaite illustration
de tout ce qui nous a plu au Québec. Coco et André
nous accueillent les bras ouverts et en moins d’une
heure nous partageons leur soupe et une délicieuse
« tarte au suc’ ». Le lendemain, Coco nous
guidera pour une balade en raquette mémorable où
Fernanda, moins accoutumée que nous à cette
contrée gelée, me maudira à jamais pour
les bleus de ses fesses. Pour notre deuxième week-end
à Montréal, nous déjeunons dans une cabane
à sucre, lieu rustique où se fabrique le fameux
sirop d’érable, qui, pour l’occasion vient
agrémenter tous les plats, du bacon de l’entrée
jusqu’aux crêpes en dessert.
Après cette dizaine de jours frigorifiques, nous ne
sommes pas mécontents de prendre la route direction
plein Sud, même si plus de trois jours de conduite nous
attendent jusqu’à Miami.
Éreintés mais heureux de voir la température
remonter enfin, nous arrivons à Miami pour y passer
quelques jours chez Rémi, un ami rencontré à
un mariage par Sylvain il y a 6 mois, dont l’invitation
n’était pas qu’une parole en l’air.
Miami est telle qu’on la voit dans les clips de Rap,
avec des gens de toutes sortes, beaucoup de bodybuildés,
de blondes décolorées et de vieux retraités
bronzés se faisant tirés en rollers par leur
chien. L’accueil de Rémi est parfait, il vit
dans une magnifique résidence face à la mer
et nous fait découvrir l’arrière-pays
de Floride, où nous croiserons dans des balades en
bateau à hélices des alligators et des flamants
roses.
Ainsi s’achèvent nos deux mois nord-américains,
nous prenons désormais la route vers le Sud avec un
premier arrêt à Mexico Ciudad. Arriba Arriba
!
Mathieu
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