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Après le départ
de toute la bande qui nous a rendu visite au Vietnam, nous
nous retrouvons, Sylvain et moi, à nouveau tous les
2, ce qui ne nous était pas arrivé depuis quasiment
2 mois… Et nous devons, comme d’habitude, prendre
la route pour traverser une nouvelle frontière et découvrir
un nouveau pays qui nous faisait rêver avant le départ,
la Chine.
Nous voyageons en bus jusqu’à la frontière
chinoise, où nous sommes surpris de découvrir
un poste frontière ultramoderne, équipé
de la dernière technologie de prise de température.
Nous imaginons que tout ceci a été installé
suite à la propagation de la pneumonie atypique, le
contraste avec la frontière entre le Vietnam et le
Cambodge au Sud est tout de même frappant. Après
un voyage en train et une nuit entière de bus, nous
arrivons à Canton, aux portes de Hong Kong.
Depuis sa rétrocession en 1997, Hong Kong fait partie
du territoire chinois, mais selon la formule célèbre,
ce sont « un pays et deux systèmes ». Pour
se rendre sur l’île, il faut donc traverser une
frontière, et pour revenir en Chine, un nouveau visa.
Les Hong-kongais ont le droit de se rendre où et quand
ils le désirent en Chine « continentale »
l’inverse est loin d’être vrai.
Capitale financière de l’Asie, Hong Kong est
une ville ultramoderne, bruyante et nous mettons quelques
jours à nous réhabituer à ce brouhaha
urbain, bien différents des images que nous ont laissées
depuis 7 mois, les passages en Inde, au Népal, ou au
Laos… Nous sommes chaleureusement accueillis par des
expatriés français anciens de l’école
de Sylvain qui nous font découvrir la palpitante activité
de la ville (notamment nocturne…).
Nos interviews sur Hong Kong se déroulent extrêmement
bien, l’expérience d’Allen Chan, notamment,
qui est à la tête d’une entreprise de sylviculture,
seule issue raisonnable à la demande croissante de
bois sans toucher aux forêts sauvages de l’Ouest
du vaste territoire chinois.
Après une courte semaine dans cette ville futuriste,
nous passons un week-end, accueilli par un autre ami de Sylvain,
dans sa sœur jumelle, de l’autre côté
de la « frontière », Shenzen. Cette ville,
grâce à un statut de zone franche très
favorable aux investissements industriels a connu un boom
phénoménal depuis 10 ans. Ce qui est assez surprenant,
c’est qu’alors que l’aspect de la ville
ne nous dépayse pas de Hong Kong, personne n’y
parle autre chose que le chinois…et nous sommes bien
heureux d’être guidés par nos amis bilingues.
Apparemment alors que le cantonnais est extrêmement
difficile, le mandarin peut « s’apprivoiser »
en deux à trois ans si l’on vit dans le pays…
L’écrire, en revanche, relève de l’exploit
sans une solide discipline et beaucoup de temps.
Puis nous remontons vers Shanghai, sans doute la plus moderne
des grandes villes chinoises. Elle aussi a connu un boom industriel
et architectural hallucinant. Les immeubles poussent à
toute allure et sont engagés dans une course à
l’extravagance rarement de bon goût…
Au bout d’une nouvelle semaine de pérégrination,
nous arrivons enfin à Pékin. Le froid de la
cité nous prend d’abord à la gorge, on
frôle les –10 degrés la nuit. Se retrouver
dans le centre de Pékin à pied ou en vélo
n’est pas impossible, en revanche, trouver son chemin
sans traduction en chinois précise de l’endroit
où l’on va revient à demander son chemin
en chinois en plein Paris… Essayez, vous comprendrez
!
Nous resterons émerveillés par la visite de
la Cité Interdite, que nous sommes bienheureux de pouvoir
faire alors qu’il y a à peine un siècle,
on y aurait laissé nos vies. Aujourd’hui, les
touristes s’y croisent avec des casques sur la tête
et écoutent leurs commentaires avant d’aller
prendre un café au Starbucks situé au beau milieu
du palais… L’extraordinaire espace et l’enfilement
incessant de cours et de palais laissent, je vous rassure,
tout loisir d’apprécier ce lieu grandiose.
Il faut déjà y aller… Direction Tokyo
Mathieu
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